Jeu Concours – Festival JAZZ A VIENNE

Nouveau Jeu concours, et pas des moindres !
Du 28 juin au 5 juillet, Cité Lib vous fait gagner des places pour le Festival Jazz à Vienne.

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Au total, 6 places à remporter :

  • Un lot de 2 places pour les concerts de TONYA BAKER et JOYFUL, le 10 juillet,
  • Un lot de 2 places pour les concerts de ROBIN MCKELLE et FAADA FREDDY, le 13 juillet,
  • Un lot de 2 places pour les concerts de BUDDY GUY et SHAKURA S’AIDA, le 15 juillet.

Pour venir au festival, covoiturez avec la plateforme locale

Covoit’Oùra!, le covoiturage du quotidien en Auvergne Rhône-Alpes.

Un site gratuit pour vos trajets de tous les jours et pour faire des économies simplement.

Covoiturer en autopartage, c’est l’idéal !

http://paysviennois.covoitoura.eu/

Pour participer, cliquez sur le lien suivant et répondez au quizz.

JEU CONCOURS – Faîtes le plein de Festivals cet été

Cité Lib, partenaire officiel du festival des 7 collines vous propose de jouer pour gagner vos places pour le Festival des 7 Collines à St-Etienne !

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Répondez au quizz jusqu’au 22 juin à 12h, ci-dessous ou sur ce lien 

4 grands gagnants seront tirés au sort et annoncés le 23 juin !

Les places à gagner :

  • 2 x 2 places pour « La Yegros + Iman Baildi », le 29/06,
  • 1 x 2 places pour « Fenêtres », le 01/07,
  • 1 x 3 places pour « Le syndrome de Cassandre », le 08/07

 

URIAGE TRAIL RUNNING – 2nde édition le 29 mai 2016

Le plein de nouveautés !

L’Uriage Trail Running donne rendez-vous à tous les amoureux de la course à pied version nature, le dimanche 29 mai prochain. 500 coureurs sont attendus (places limitées) ainsi que de nombreux enfants (ils étaient 270 en 2015 !) pour participer à cet événement sportif et convivial, à l’image de l’édition 2015.

L’an passé, 670 coureurs, adultes et enfants confondus, avaient inauguré la 1ère édition de l’Uriage Trail Running-UTR. Fort de cette belle réussite, l’association Uriage Running organise la seconde édition de l’UTR, avec de nombreuses nouveautés, dont la création d’un 30Km avec 1480 de D+, parcours mythique pour une expérience trail réussie.

Participez au concours et gagnez un dossard pour le Running du 29 Mai

Au programme :

  • UTR 10 km – 540m D+ qui emprunte 85% de sentiers (parfois exigeants) pour monter, par palier, au chemin du Bit : un vrai régal pour ce premier pas dans le monde du trail.
  • UTR 17 km – 820m D+ : un nouveau tracé imaginé par notre traileur Hubert qui emprunte des sentiers emblématiques comme ceux de l’Ut4M ou le chemin d’aplomb, un joli single-track autour du Marais et des Seiglières.

A noter : ce trail fait partie du chalenge intercommunal du Grésivaudan.

  • UTR 30 km – 1480m D+ : le p’tit nouveau de cette nouvelle édition qui joue déjà dans la cour des grands ! Ce trail n’emprunte que des chemins et sentiers; un superbe parcours en pleine nature, une immersion dans la forêt des Seiglières.

Et pour partager le bonheur de courir en famille,

  • Des courses enfants (à partir de 6ans)
  • Un cross « spécial fête des mères » (4km – 80m D+)
  • Une garderie gratuite (sur inscription)

L’UTR s’élancera depuis le majestueux parc d’Uriage, véritable «camp de base » permettant la présence de partenaires, associations et commerçants d’Uriage :

  • Fit Form Mania pour l’échauffement,
  • Art Du Mouvement pour la séquence étirements et gyrotonic,
  • Massages par des étiopathes ou version Body Tuning,
  • Concert par l’école de musique,
  • Food trucks,
  • Ravitaillements de produits locaux…

Sur les traces des «Balcons de Belledonne» et de «Belledonne 2000», deux prestigieuses courses nature longtemps accueillies par la commune de Saint-Martin d’Uriage, l’Uriage Trail Running – UTR renoue avec la tradition : celle de profiter des parcours uniques et de qualité qu’offre l’environnement naturel de la commune !

Inscription et information sur www.uriage-trail-running.fr

Une voiture Cité lib disponible au Châtelard

Parc Naturel regional du Massif des BaugesLe Parc naturel régional du Massif des Bauges a souhaité ouvrir son parc automobile à l’autopartage avec une Clio disponible au Châtelard (face à la boulangerie) et réservable via le site Citelib http://citelib.com

Comment ça marche ?
Dans un premier temps, il faut vous inscrire sur le site http://citelib.com. Citelib offre les frais d’inscription (50 euros) aux particuliers et professionnels résidents du Parc naturel régional du Massif des Bauges. Une caution de 150 euros vous est demandée.
Vous recevrez alors par courrier votre carte d’accès aux véhicules Citelib (Le Châtelard – Annecy – Chambéry – Montmélian – Aix-les-Bains…) et au réseau Citiz dans de nombreuses villes en France.
Une voiture Citelib disponible au Chatelard Ensuite, rien de plus simple : lorsque vous souhaitez utiliser une voiture, vous la réservez via le site Internet selon le créneau voulu.
Votre carte vous permet d’ouvrir la voiture de l’extérieur et de récupérer les clés dans la boîte à gants. Et c’est parti !

Quel coût ?
L’utilisation de la voiture Citelib vous coûtera 1,20 euro/heure et 0,32 euro/km pour des trajets inférieurs à 100 km ; 0,19 euro/km au-delà.
Une pénalité 
est prévue si vous dépassez le temps de réservation, mais pas de panique, l’ordinateur de bord vous permet, si la voiture est disponible, de prolonger votre réservation.

Source : Parc naturel régional du Massif des Bauges

Jeu Concours – Festival détours de Babel

Partenaire du festival les Détours de Babel, musique du monde, jazz et musiques nouvelles,

30 places à gagner  réparties sur 3 concerts :

Violes Trompes et Tembours le 25 mars à La Source

« Nous » à La Rampe le 1 avril à 20H

Lumières d’Orient le 7 avril à l’Hexagone à 20h

Participez dès maintenant à notre jeu concours, et jusqu’au lundi 4 avril midi :

L’autopartage, une aventure économique, sociale et solidaire

Fin  2011, à  22 ans, Aurore Damevin,  une jeune femme originaire de la Maurienne, calme et volontaire, débarque chez Cité lib pour effectuer un stage en alternance. Aurore avoue à ses recruteurs ne rien connaitre à l’autopartage, et signe tout de même  pour un stageauto-partage Aurore citélib

« animation vie coopérative et accueil », qui se concrétisera par son embauche finitive, et donc son premier CDI.  Forte dune expérience de 4 ans pour développer les activités de Cité lib sur la région, Aurore nous explique son travail et ses motivations pour l’autopartage :  

« Ce qui me fait vibrer, c’est l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) : après un passage à l’IUT de Bordeaux et un premier diplôme post-­‐Bac intitulé « Action Humanitaire », j’ai décroché  à Quimper une licence Pro  « Gestion des Structures de l’Economie Sociale et des Associations». Puis ce sera l’IEP de Grenoble pour réaliser un Master 2 « Développement et Expertise de l’Economie Sociale ». La recherche d’un stage en alternance pour terminer mon Master me permettra de  croiser la route de l’autopartage et de Cité lib.

Ce fut très intéressant de passer de la position de stagiaire à salariée tout en restant dans la même structure ; cela m’a demandé d’être moins dans l’observation et la compréhension  critique des actions, et de me situer plus dans l’implication et la responsabilité des activités réalisées.

« Je suis guérie de la voiture individuelle et je compte bien continuer à  choisir mon

logement à proximité dune station dautopartage ! »

Il est clair que l’autopartage est une solution promise à un bel avenir. Pratique, écologique et économique cela remplace efficacement la voiture individuelle dans un contexte d’intermodalité et notamment dans les villes. En ce qui me concerne, je suis guérie de la voiture individuelle, et je compte bien continuer à choisir mon logement à proximité d’une station d’autopartage !

Sur cette période de 4 années, je suis effectivement fière d’avoir contribué au démarrage de l’autopartage sur des villes comme Vienne, L’Isle-­‐d’Abeau, Bourgoin-­‐Jallieu, Villefontaine.  J’ai aussi participé à l’étude de faisabilité pour le lancement à Grenoble  du projet des petites voitures électriques une ou deux places, lancé en 2014 sous le nom de Cité lib By Ha :Mo.

« J’ai ménagé à Saint-­‐Etienne ; j’apu découvrir et apprécier  cette ancienne villindustrielle, son contexte économique, et ses efforts de conversion. »

A partir de septembre 2013, j’ai aussi pu apporter ma participation à l’expansion du service dans le département de la Loire. A l’époque il y avait 5 ou 6 voitures en libre service. Aujourd’hui  nous en avons une dizaine, et même le double dans les prochains mois avec un projet  sur le territoire de Saint-­‐Etienne Métropole !

J’ai déménagé à Saint-­‐Etienne et j’y vis encore. J’ai  pu découvrir et apprécier  cette ancienne ville industrielle, son contexte économique, et ses efforts de conversion. Nous avons installé l’agence Cité lib, en centre ville au sein de l’espace « Le pied des Marches » où se trouve tout un réseau de l’ESS dynamique et sympathique. L’occasion de nombreuses rencontres, de découvrir le monde du travail en bureau partagé et le soutien des « presque collègues colocataires » dont certains sont devenus des amis. Bref, j’ai vu du pays et des gens !

Dans cette agglomération, c’est à nous de rendre visible notre travail et de faire la preuve de la pertinence de notre service. Il n’y a pas vraiment des besoins exprimés, mais il y a un potentiel pour l’autopartage. Au contraire de Grenoble, l’utilisation du vélo est moins évidente  en partie car la ville est implantée sur des collines.

Peu à peu les gens découvrent l’autopartage.  Nous sommes près de 150 utilisateurs. C’est un petit réseau d’utilisateurs qui se développe avec beaucoup de bouche à oreille.  Quand une femme enceinte compte réserver une Cité lib pour aller à la maternité ou qu’une personne refuse la voiture que ses parents lui offrent pour ne pas quitter Cité lib, je me dis que nous sommes sur la bonne route des changements et mutations de notre société.

Des entreprises commencent  à nous rejoindre. Nous avons inauguré une nouvelle voiture à la Cité Design pour les entreprises hébergées au « Mixeur » et au Bâtiment des Hautes Technologies. Nous avons encore beaucoup de travail de communication, de sensibilisation pour développer l’autopartage sur cette agglomération stéphanoise de presque 400 000 habitants.

« Pour rendre nos véhicules accessibles au plus grand nombre, il ne faut pas toujours un gros budget, mais simplement savoir écouter. »

Etre solidaire, c’est aussi veiller à ce que le service d’autopartage soit accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR).  Dès 2011, à l’époque de mon stage, nous avons commencé à travailler dans ce sens. Avec Alicia, stagiaire chez Cité lib, nous avons contacté des associations locales, s’occupant de personnes à mobilité réduite, pour connaître les besoins de transport. Je suis donc contente d’en voir l’aboutissement, avec l’arrivée en 2015 de 3 véhicules spécialement équipés pour le transport des personnes en fauteuil roulant.  C’est en mutualisant nos achats avec le réseau Citiz que nous avons pu acquérir à bien moindre coût ces véhicules au prix élevé.

Pour rendre nos véhicules accessibles au plus grand nombre, il ne faut pas toujours un gros budget, mais simplement savoir écouter : suite à une demande d’un de nos utilisateurs stéphanois, nous avons  installé une poignée au volant sur tous les véhicules automatiques de la flotte Cité lib ! Les manoeuvres sont ainsi facilitées. Simple et efficace.

« Chez Cité lib, nous avons un beau lien de proximité et de convivialité avec les sociétaires. »

Un autre aspect de l’activité me passionne beaucoup : il s’agit  de son mode d’organisation et de gouvernance. Cité lib est une SCIC, c’est à dire une société coopérative d’intérêt collectif. Concrètement, cela implique un intérêt et un lien avec les sociétaires de la coopérative, avec qui nous partageons des informations et des décisions pour la bonne marche de la SCIC. J’ai découvert tout ce fonctionnement durant mon stage avec Cité lib et j’ai continué ensuite à échanger avec Servane ou Marie-­‐France, les autres stagiaires qui ont poursuivi les actions et animations de la vie coopérative.

A la différence de celui de l’association, le statut de la SCIC (hybridation entre association et SCOP pour faire simple) permet d’associer tous les acteurs de l’autopartage : les salariés, les usagers mais aussi les collectivités et les entreprises. Ce qui est cohérent avec le projet de l’autopartage, même s’il y a un décalage avec la réalité, car les niveaux de disponibilité et d’implication de ces acteurs sont différents.

Il y a réellement un enjeu sur cette participation des uns et des autres.

Dans un modèle théorique, nous partons de l’hypothèse que les gens souhaitent participer à ce type d’organisation collective. En réalité, les sociétaires sont aussi des gens bien occupés et c’est à nous de proposer des animations, comme les « Rendez-­‐vous de Cité lib » pour les associer au collectif.

Pourtant, avec l’achat d’une part sociale à 750 euros les sociétaires Cité lib témoignent d’une belle implication dans le projet ! Chez Cité lib, nous avons un beau lien de proximité et de convivialité avec les sociétaires.

A noter que les salariés Cité lib en CDI sont aussi sociétaires : une façon de les associer et de leur permettre de s’impliquer dans la stratégie de développement de la coopérative.

J’ai aussi réalisé mon mémoire de fin d’études sur l’articulation des différents niveaux de gouvernance entre une SCIC locale comme Cité lib et une coopérative nationale comme Citiz.  Je suis arrivée au bon moment pour faire ce mémoire, car il y avait des questions autour de l’équilibre des choix entre ancrage territorial et intégration dans un réseau national.

« l’ESS une sagesse pour vivre et partager les ressources. »

J’ai donc eu beaucoup de chance pour cette première expérience professionnelle et j’espère bien découvrir d’autres horizons ; toujours dans le domaine de l’ESS !

Même si je ne connaissais pas l’autopartage en arrivant chez Cité lib, je me suis impliquée à fond dans mon travail, je suis devenue une inconditionnelle de l’autopartage, en ligne avec mes choix de vie et réflexions autour de l’urbanisme et du développement de l’ESS.

Les synergies entre l’autopartage et les autres domaines de l’ESS sont très fortes : les gens ne changent pas leurs habitudes uniquement en ce qui concerne l’utilisation de la voiture, mais aussi l’ensemble de leurs habitudes, liées à la santé, à l’alimentation, au bien-­‐être, au logement, au travail, à l’évolution des ressources… L’ESS n’a pas qu’une fonction palliative, mais permet d’expérimenter une autre économie au quotidien. Une sagesse pour vivre et partager les ressources. »

Propos recueillis par Olivier DAUPHIN / DELFIMEDIA Décembre 2015

Passons ensemble à l’autopartage !

La passion de l’écologie politique, le goût de l’engagement  ont conduit Maxime Tassin, architecte-urbaniste à Grenoble  à veiller sur la destinée des 250 véhicules autopartagés. Président de la SCIC Alpes-Autopartage, coopérative qui porte la marque Cité lib sur le sillon alpin, Maxime Tassin nous livre ses joies,  ses convictions et ses aventures au service de l’autopartage pour tous.

carte postale cité lib maxime

Je souhaitais vraiment que ce « truc-là » se développe dans ma ville !

«  Ma première rencontre avec l’autopartage, c’était à Genève à la fin des années 90. On était venu me chercher avec  une voiture autopartagée  Mobility; je me disais que ce système de voitures partagées  était réalisable chez les suisses, qui pratiquaient déjà le partage des machines à laver dans les immeubles  mais pas envisageable en France.

Quand Daniel Faudry (cf témoignage  du mois de novembre) a fait ses premiers sondages et études de faisabilité à Grenoble, j’ai tout de suite fait « tilt »  et montré mon intérêt pour le développement d’un service d’autopartage.  Que ce soit pour ma vie personnelle ou professionnelle, je souhaitais vraiment que ce « truc-là » se développe dans ma ville !

750 €uros, par rapport à l’achat d’une voiture, ça n’est rien du tout ! 

A titre personnel, je me suis inscrit sur la liste des gens intéressés car je préférais  passer à l’autopartage plutôt qu’acheter une deuxième voiture  dans notre foyer ! Ma femme étant contrainte à utiliser professionnellement une voiture deux à trois fois par semaine.  Au lieu d’acheter une voiture, j’ai acheté une participation dans la coopérative  Cité lib ! 750 €uros, par rapport à l’achat d’une voiture, ça n’est rien du tout !

Nous étions cernés par des parcmètres n’ayant pas encore appris la sobriété !

A titre professionnel, j’ai aussi perçu tout l’intérêt que pourrait nous procurer un service d’autopartage .  En tant qu’architectes nous sommes évidemment sensibilisés  à la trop grande place qu’occupent les voitures dans l’espace urbain (les routes, les multiples parkings et leurs gigantesques accès …).   Notre activité alterne entre de longs moments passés à l’atelier et des visites d’une durée moyenne de 2 heures chez nos clients ou sur les chantiers. De plus, l’Atelier éO architecte-urbaniste, Scop avec laquelle je travaillais, était situé en plein centre ville, donc cerné par des parcmètres n’ayant pas encore appris la sobriété !  L’installation d’une station d’autopartage  à proximité, a suscité l’intérêt de mes collègues pour cette solution innovante.

Je me suis inscris au service Alpes-Autopartage,  fier de ma démarche et impatient,  j’ai aussitôt décidé de faire une démonstration à mes collègues.  J’étais un peu fébrile car c’était la première fois que je réservais une voiture et je craignais de me retrouver devant un problème ou une mauvaise compréhension du système : heureusement tout s’est bien passé !

En 2005 , l’Atelier éO  fut donc une des premières entreprises  à s’inscrire au tout nouveau service Alpes-Autopartage.

Une voiture reste 98 % du temps à l’arrêt !  J’en ai conclu qu’il ne fallait surtout pas rester dans le piège de la « voiture individuelle ».

Avant d’être architecte, je suis d’abord militant d’une certaine sobriété. Les travaux menés à l’époque par le Club de Rome  et  publiés dans le rapport « Halte à la croissance ? » (1972),  qui mettait en cause une croissance à marche forcée ne tenant pas compte des ressources disponibles et de la démographie furent le point de départ de ma vigilance sur le sujet.  Un an après nous devions faire face au premier choc pétrolier!   Cet éveil d’une conscience de l’écologie politique se poursuivra aussi en m’imprégnant des idées d’Yvan Illich (1926-2002).  Déjà,  ce penseur démontrait, dans son ouvrage « La convivialité » (1973), que la voiture permettait, en fait, de se déplacer  à 6km/h. Pour lui la voiture individuelle était un moyen de transport  surfait. Dans les années 90 le ministère des transports français confirmera cette hypothèse en refaisant les calculs et en aboutissant  à une moyenne de 14km/h.

Je suis complètement perméable aux chiffres : une voiture reste 98 % du temps à l’arrêt !  En France le parc est estimé à environ une voiture individuelle pour deux habitants.  A quoi bon vouloir avoir chacun la nôtre ? A ce compte là, pourquoi ne pas avoir chacun son ascenseur individuel avec  son contrat de maintenance ? C’est fou ! Nous sommes bien dans une société d’hyper gaspillage.

En réfléchissant un peu,  c’est déraisonnable d’avoir autant de voitures « possédées ».

J’en ai conclu qu’il ne fallait surtout pas rester dans le piège de la « voiture individuelle », qu’il nous faudrait inventer de nouveaux modes d’utilisation, se tourner non pas vers une solution, mais au contraire favoriser les multiples  modes de déplacement dans la ville (marche, vélo, autopartage & covoiturage en plus du transport en commun…).

Passons ensemble à l’autopartage ;  plus nous serons nombreux plus les possibilités de véhicules en libre service se multiplieront.

A Fribourg en Brisgau, les  habitants ont développé un modèle d’écoquartier

qui fait référence  :  5000 personnes y sont installées et bénéficient des meilleures conditions pour une vie de quartier agréable :   bâtiments passifs,  capteurs solaires, habitats groupés,  jardins potagers,  voitures en autopartage, circulation à 5km/h, tram, etc….. Dans ces conditions il devient possible de se passer de voiture individuelle. Mais au-delà de ces aspects bien visibles,  il y a aussi des réalités et des choix faits par les habitants :

  • ne pas avoir de voiture individuelle ou bien voir son potager transformé en place de parking en cas d’acquisition d’un véhicule personnel
  • participer à raison de 2 heures / semaine à la vie du magasin d’alimentation bio (manutentions mises en rayon, recyclage des emballages…).

Comme j’aime le souligner dans les formations professionnelles ou les présentations au grand public, les conditions pour réussir un concept d’écoquartier ne relèvent pas que de la technique mais dépendent aussi de l’engagement de chacun des habitants.

Aujourd’hui nous bâtissons les villes de demain avec des concepts « durables » :  c’est bien. Nous posons des actes urbains en lien avec cette démarche : limitation de vitesse à 30 km/h dans toute la ville, construction de nombreux écoquartiers  autour des trams, ouverture de station Cité lib qui remplace 10 voitures individuelles donc libère 10 places de parking ou, au choix,  crée des « néga-places de stationnement », …. C’est une chance extraordinaire de pouvoir bénéficier de ces propositions et solutions, mais comme pour l’exemple de l’écoquartier de Fribourg, cela ne remplace pas l’engagement et la mobilisation des habitants et citoyens que nous sommes. Notre responsabilité nous oblige à nous impliquer, nous mettre en mouvement, saisir les opportunités qui s’offrent à nous en matière de développement durable : bref, passons ensemble à l’autopartage ;  plus nous serons nombreux , plus les possibilités de véhicules en libre service se multiplieront.

Il est très difficile, car coûteux pour une famille d’acquérir un véhicule aménagé pour le transport d’une personne en fauteuil. 

Autre sujet important pour un architecte : l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Depuis que je travaille, les bâtiments sont organisés pour être accessibles aux personnes en fauteuil  roulant. Avec  les normes exigées par la loi de 2005 concernant tous les  bâtiments recevant du public (ERP), la prise en compte du handicap a avancé et fait partie des sujets inhérents à l’acte de bâtir, mais aussi, avec les agendas d’accessibilité programmée, à la mise aux normes du bâti existant.

Néanmoins  le handicap au sens large, c’est aussi beaucoup de différences sur les difficultés des déplacements et donc des solutions très variées  à apporter.

Quand j’étais gamin, j’avais deux grands oncles mutilés par la guerre de 14  qui avaient  chacun une voiture prenant en compte les spécificités de leur handicap ;  aucun des deux ne pouvait pas conduire la voiture de l’autre.

Il y a une dizaine d’années, certaines lignes de bus de Grenoble  n’étaient pas accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR). Pourtant notre ville est réputée pour ses efforts concernant les transports et le handicap.  Dans la liste des points noirs concernant les TPMR, il est a noter qu’il est très coûteux pour une famille d’acquérir un véhicule aménagé pour un fauteuil roulant.  Ces véhicules valent cher et manquaient dans la panoplie des propositions  que Cité lib pouvait faire pour incarner au mieux  « l’autopartage pour tous » comme le propose son slogan. En groupant nos achats avec ceux du réseau national d’autopartage CITIZ et grâce à une subvention de la Fondation de France nous avons pu en acquérir trois complètement équipés pour le prix de Partners Peugeot ordinaires ;  j’espère que nous pourrons en acquérir d’autres.  Mon souhait serait  aussi de rendre le maximum de véhicule de  la flotte Cité lib accessibles à la conduite pour les différents handicaps, mais cela reste difficile car chaque cas est souvent spécifiques. Nous avons bien installé des boules clipsables sur les volants de certains de nos véhicules, mais  cela est loin de concerner tous les handicaps.

Etape par étape nous gagnons du terrain.

Actuellement Cité lib est  dans une phase  de développement et nous pensons qu’il y a suffisamment de potentiel pour atteindre 3 000 voitures en libre service sur Rhône Alpes, ce qui correspond au niveau actuel où se trouvent nos amis suisses avec Mobility  pour un territoire équivalent en  taille et en population  à  notre région.

Avec le savoir-faire et les outils que l’on construit actuellement, nous arrivons à convaincre aussi bien des entreprises que des particuliers à opter pour l’autopartage. Etape par étape nous gagnons du terrain et espérons bien être en capacité de  mettre à disposition  3000 véhicules sur la région Rhône-Alpes d’ici dix ans !

Comment êtes-vous devenu Président de la SCIC Alpes Autopartage ?

Probablement parce je reste un « écolo militant motivé ». Mon rôle est de veiller à la pérennité de la structure, de rester dans la légalité dans tout ce que nous entreprenons…il y a beaucoup de loi, de décrets, d’obligations auxquels il est nécessaire de se conformer!

Depuis que je préside le Conseil d’Administration,  je n’ai pas pris d’engagement dans d’autres structures militantes afin de me concentrer sur le fonctionnement de la coopérative. Bien m’en a pris car Martin Lesage et son équipe développent  l’activité beaucoup plus vite que je ne le pensais.  En 2010 nous avions une quarantaine de véhicules sur Grenoble et Chambéry.  Cinq ans plus tard nous en sommes à plus de 250 véhicules répartis sur 4 départements de la région, entre Saint Etienne et Annemasse. Personnellement, je n’aurais pas eu le cran, ni l’envergure de voir aussi grand, aussi vite et de me projeter ainsi mais j’aime beaucoup travailler avec des gens qui voient plus grand, plus loin que moi.

Grenoble Novembre 2015.

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2 ans d’autopartage à VOIRON et déjà une 3° station en centre-ville!

Les véhicules en libre-service sont partagés par les entreprises locales pour leurs déplacements professionnels à la journée, mais aussi par les familles pour les sorties week-end, une course d’1 h ou 2h dans les alentours. L’autopartage évite l’achat d’une seconde voiture.inauguration 3ème voiture - voiron 02

3 stations à VOIRON en cœur de ville:

  • gare SNCF
  • rue du mail (proche de la mairie)
  • parvis église St Bruno

Offre nouveau inscrit: pour l’achat d’un pass mobilité: Cité Lib vous offre tous les frais fixes* pour vos trois premiers mois d’utilisation, payez uniquement vos utilisations : « heure +km ».

*frais dossiers, dépôt de garantie, 3 mois abonnements mensuels offerts

Plus d’infos sur www.citelib.com